Et vous, quel est votre bilan personnel de cette année covid?

On nous parle de chiffres, de statistiques, de vaccins, de masques, de privations, de peur, et de peur encore, de sanctions....

Mais vous, personnellement, qu'est-ce qui a changé dans votre vie? Quel a été l'impact de cette crise sur votre vie personnelle , familiale et professionnelle? Parce que derrière tous les discours, les annonces, les controverses, il y a nous, les humains. Et nous savons mieux que quiconque ce que nous vivons...


Comme je vous demande d'être sincère alors je vais commencer par l'être moi-même avec vous qui me lisez...


- J'ai d'abord été dans la sidération. C'est le discours d'Agnès Buzyn qui, de façon intuitive, m'a interpellé.

Lors du premier confinement, j'ai profité du charme de ma nouvelle maison, de l'espace, de la montagne. Les travaux sont restés bloqués mais je ne me plaignais pas car je pensais sans cesse aux gens enfermés dans un appartement. Je voyais mes deux fils de 22 et 23 ans confinés chez moi se renfermer certes, mais en sécurité et au grand air. Je n'ai pas eu le droit de travailler mais j'ai accepté, en espérant que cela serait pour le bien de tous.

Cependant, j'ai eu beaucoup de temps pour découvrir le temps, appréhender la vie différemment, respirer....mais aussi m'informer. Après 1 semaine de peur alimentée par mon réflexe de m'informer à la TV, j'ai arrêté définitivement les infos. Idem pour la radio. En une semaine, j'ai compris ce qui se passait. J'ai eu peur et j'ai eu beaucoup de colère aussi. Je suis donc aller chercher des infos ailleurs...J'ai compris la manipulation par la peur.


- Puis j'ai repris le boulot. L'état m'a versé en aide moins de 500 € les deux mois. Mais je participais à "l'effort de guerre"donc je ne me plaignais pas. Beaucoup de gens ont aussi pris le temps de réfléchir et début mai et jusqu'en septembre, mon travail a repris normalement.

Ce qui est devenu moins normal, c'est l'attitude des gens autour de moi. Les conversations avec ma mère en particulier sont devenues très compliquées. Elle est devenue très intrusive et agressive parfois dans ses propos. Elle est dans la peur. Elle regarde toujours et souvent la tv....Et me renvoie sa peur. Dur, dur....Jamais je n'avais vu ma mère ainsi.

La musique a pu reprendre un peu après 2 mois d'arrêt. Ouf. Mais très vite il y a eu le port obligatoire des masques. J'étais révoltée. Pour mes enfants, pour les enfants en général, pour moi. Après un mois de port du masque, j'ai redéclenché de l'asthme, ma capacité respiratoire a diminué. J'ai du consulter un médecin. J'ai à nouveau ressenti beaucoup de colère.

Côte famille, les vacances de mes enfants avec leur père, une projet inespéré de les voir réunis tous les 4 a du être annulé. cause covid.J'ai eu encore plus de colère de voir souffrir mes enfants.


- Rentrée de septembre: mon fils étudiant à Clermont me relate l'attitude des enseignants, la pression énorme, le comportement hallucinant de tous ces adultes, et sa souffrance du port du masque. Un jour, il fait une hypoxie. Il ne le dira même pas au lycée et tellement il sera dans la peur,et c'est moi qui appellerai l'établissement pour mentir sur son absence....Une journée d'hospitalisation en neuro et des symptômes graves (fièvre, hallucinations, étouffement...) tout ça tout seul à des kilomètres de chez moi. J'ai à nouveau beaucoup de colère.

Dans ce même temps, la peur , au retour des vacances, est à nouveau agitée: on parle de reconfinement, de laisser- passer à nouveau, de couvre feu, le vocabulaire de la guerre. En 2 semaines, mon cabinet se vide. Plus personne. De plus notre département est particulièrement impacté économiquement par la crise.


- Nouveau confinement. Puis novembre et décembre sans travailler. D'abord interdite de travailler puis plus de clientèle. Les gens se terrent. Les gens ont peur. Les gens s'enferment. Mais ils vont mal. Je n'ai pas d'aide de l'Etat; Rien. Pas un centime. 3 mois sans salaire et sans aide. Et j'entends dans les médias tout et n'importe quoi à ce sujet. Les gens se déchirent de plus en plus. J'ai beaucoup de colère contre nos dirigeants, contre ces médecins qui pavanent sur les plateaux (que je vois sur les réseaux) et qui n'ont aucune idée de la réalité de la vie....


Mon autre fils étudiant a fait une série de crises d'angoisse et la dernière, le SMUR est venu le chercher; Il habite Lyon. Il est arrivé dans son petit studio pour passer son capes dans cette ville où il n'a eu le temps de rencontrer personne. Il déprime en silence. Il me dira en janvier, que pour ne pas mettre fin à ses jours tellement l'enfermement et l'isolement étaient difficiles à vivre, qu'il a demandé à se faire interner plusieurs jours.....Je suis fière de lui mais les émotions sont très fortes. Je sais maintenant comment l'Etat fait souffrir mes enfants et je sais aussi le temps qu'il faudra pour effacer les séquelles....

Ma colère et ma tristesse ont énormes.


- Les relations avec ma mère sont toujours aussi difficiles. Avec ma famille aussi. Mes frère et soeurs et moi-mêmes sommes devenus complotistes, égarés, parfois fous à leurs yeux.Mais ma fratrie ne cède pas, Nous continuons de lutter contre tout ce qui nous est imposé. La première lutte est intérieure et passe par différentes phases. On l'accepte mais on souffre de ne plus pouvoir faire de musique, de ne plus pouvoir travailler, de ne plus pouvoir gagner notre vie. Moi j'ai 2 enfants étudiants à continuer de faire vivre et un prêt à payer pour ma maison. Je n'ai rien demandé. C'était ma vie avant, mes choix. Maintenant j'ai le sentiment qu'elle ne m'appartient plus vraiment, qu'on en a pris le contrôle....


- Nouvelle année, je sème plein de petits espoirs à ma façon et je décide désormais d'agir donc contre toute cette colère en moi. Je décide que je continuerai de lutter. Je ne cèderai jamais. Je resterai heureuse. Malgré eux.


- Rapidement en me mettant en action, je sens que j'emmène d'autres personnes dans ma dynamique. Et sentir la vie revenir est grisant, me porte. Je renoue avec l'ancienne "moi", guerrière de toute une vie mais je redeviens guerrier de lumière. Et cette énergie se mêle à d'autres énergies et je sens que l'éveil partout commence à se faire. Je suis heureuse.


Conclusion: en an an, j'ai perdu tout mon pouvoir d'achat, j'ai vu mes enfants (tous, même le 3eme) souffrir de toutes les règles imposées, je constate que mes neveux et nièces au collège sont devenus hyper anxieux et vont très mal. Ils ne veulent même plus aller au collège et souffrent de maux de tête, de maux de ventre très souvent.

Les gens qui doucement reviennent dans mon cabinet ont vu leurs peurs multipliées. Les "mal-être" se sont transformés en dépression, en maux réels et profonds. Le mal est fait. Un de mes fils est suivi par une psy depuis 2 mois, mais ce n'est pas l'Etat qui paye quoi qu'on dise. Il paye 2 fois par mois ses séances. Mais il n'a plus de job envisagé cet été. Bref. Tout est compliqué désormais.

Je n'ai connu personnellement aucune personne décédée du covid. Mon amie proche l'a eu et effectivement elle a été très fatiguée et peine à retourner tous ses sens. D'autres l'ont eu mais rien de grave. Ma mère me parle de tous les gens qu'elle connait et qui connaissent quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait....qui est mort....Il y a eu des cas graves; mais ils ont plus de 75 ans...Bref, je n'ai pas croisé la maladie. Je ne la nie pas. Je crois en sa présence; Mais je conteste sa dangerosité. On nous a menti et on nous ment sur la maladie elle-même. Pourquoi? A chacun de trouver sa réponse.




Si quelqu'un souhaite témoigner sur FB, comme je viens de le faire, je vous lirai avec plaisir...

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