Newsletter du 7 novembre 2020



Bonjour à tous,


Décidément, je ne pensais pas ré-écrire une autre newsletter de si tôt, mais l'actualité m'y contraint, ainsi que le besoin de partager avec vous un peu d'espoir....

Je vais commencer par vous conter une légende qui je crois, est Amérindienne, mais c'est à vérifier (même si tout ce qui vient de la tradition orale est difficile à vérifier), mais il existe toujours des puristes. Moi je ne le suis pas. Et surtout c'est la légende elle-même qui m'importe...Certains d'entre vous qui sont venus me voir, la connaissent déjà, mais il est toujours bon de se la remettre en mémoire.



La légende du loup blanc et du loup noir  C'est l'histoire d'un enfant qui, comme tous les enfants, joue, rêve et se pose beaucoup de bonnes questions. Un jour, il va voir son grand-père considéré comme le vieux sage du village. Il lui demande « Dis-moi, grand-père, qu’est-ce qu’un Homme ? » Alors son grand-père, avec ses mots, l’emmène en voyage. Il lui parle de territoires immenses, connus et inconnus, des loups qu’on y trouve. Il lui raconte le loup noir, sombre, manipulateur, envieux, colérique, hargneux et menaçant, qui hurle la nuit, se cache, se bat avec les uns et dévore les autres, terrifie, domine par la peur et tue. Il lui raconte aussi le loup blanc, accueillant, équitable, joyeux, solidaire et fraternel, pacifique, lucide, il protège les siens et soutient les autres, attentif, généreux et confiant. Puis il lui dit : « Tu vois, l’Homme a ces deux loups en lui. Chacun de nous abrite un loup noir et un loup blanc qui ne cessent de s’affronter. » L’enfant réfléchit et lui demande : « … et c’est lequel qui gagne ? » Alors, le vieux sage lui répond doucement : « Celui qui gagne,…   c’est celui que tu nourris. »




La question est aujourd'hui, lequel de ces loups nourrissez vous actuellement? Votre réponse  a toute son importance, croyez-moi. 


L'actualité est telle, que nos émotions sont mises à mal presque en continu, entre la peur d'être malade pour certains, de voir ceux qu'on aime malades pour d'autres, peurs alimentées tous les jours sur les médias. Nos enfants souffrent, les miens comme les vôtres aussi peut-être. Deux de mes fils sont repartis la semaine dernière à l'autre bout de la France poursuivre leurs études, s'enfermer tous les jours dans son petit studio en continu pour l'un et pour l'autre, subir les injonctions contradictoires des enseignants, du proviseur, du ministre, une forme de Terreur au quotidien, qui l'a déjà rendu malade à 2 reprises depuis la rentrée, dont une sérieusement....Ils m'ont dit combien c'était dur pour eux de vivre reclus, isolés, sans sortir, forcés à être seuls....Les liens virtuels ne remplacent pas les liens réels. C'est un leurre. Ils le découvrent....

Mes enfants n'échappent pas à la règle imposée: la peur.


Et au-delà de la peur, il y a aussi la tristesse et la colère qui pour certains est immense.


Entre ces deux périodes de confinement, j'ai reçu dans mon cabinet bien plus de gens que d'habitude et je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai vu  des souffrances différentes de "l''ordinaire" (même si le terme n'est peut-être pas très juste). Certains ont perdu un parent sans pouvoir l'accompagner, d'autres ont vécu seuls pendant 2 mois et le déconfinement a été quoi qu'on puisse croire, non pas une libération mais un choc. D'autres ont une peur perpétuelle de la maladie pour ceux qu'ils aiment, d'autres ont en eux une immense colère contre tout ce qu'on nous inflige, d'autres ne supportent plus de perdre leurs libertés, d'autres ont perdu leur métier...Bref, vous comprendrez que nos émotions sont hyper sollicitées en ce moment. Et tout passe par nos émotions: nos pensées en découlent, mais aussi nos paroles et nos actes....

Or, il est impératif de ne pas nourrir notre "loup noir", de ne pas sombrer. Cela entraînera une baisse inéluctacle de notre fréquence de vibratoire.Nous devons les maintenir élevées, ne pas sombrer....

Il est impératif de nourrir notre loup blanc, et seulement lui....Nous devons rester dans ce que l'on appelle la Lumière.

Je sais, ce n'est pas facile. Pour personne, sachez-le. Vous avez non pas le droit mais le devoir d'accueillir toutes ces émotions qui sont en vous. Mais vous avez le devoir de vous en libérer, une fois que vous les avez comprises, identifiées et acceptées. C'est demeurer dans ces émotions qui fait baisser votre énergie. Pas de les traverser. 

Comment faire? La saison ne se prête pas forcément à sortir, à se ressourcer dans la nature. Le météo peut même accentuer ces ressentis de mal être profond. Mais il faut réagir, et à chacun de trouver ses solutions (méditations, yoga, sport, lectures, écoute de musique, pratique de musique, peinture etc...et respirations......); Il faut trouver la force en soi de se relever.

Ecrivez-vous votre ordonnance de bien-être et de calme chaque matin et éloignez vous des sources sonores d'ondes parasitaires (BFMTV etc...). Recentrez-vous sur vous, et faites le calme. Evitez les conversations qui vous opposent à ceux qui jusqu'ici vous ressemblaient mais qui semblent penser si différemment de vous désormais...Ne les jugez pas et acceptez vos différences. Nous ne sommes pas tous égaux face à la peur. Protégez vous. Concentrez-vous sur ce qui vous fait du bien, vous apporte du calme et du bien-être.

L'on m'a déjà rétorqué que c'était facile à dire pour moi....

Pourquoi plus facile que pour d'autres? Je suis confinée chez moi, certes, dans un lieu que j'ai construit, qui me plaît et m'apporte l'espace nécessaire pour continuer à vivre sereinement..Ce n'est pas le cas de tous, c'est vrai. Mais je n'ai plus de travail. Je fais partie de celles et ceux qui n'ont plus le droit de travailler et donc de gagner de l'argent. Comme beaucoup d'entre vous, j'ai un prêt (conséquent) à rembourser, deux enfants qui font des études et que je dois accompagner, et je dois manger tous les jours. J'ai traversé une phase de grande colère lors de l'annonce du re-confinement, mais pas tant pour moi, mais parce que j'ai compris qu'on allait à nouveau mettre en péril l'équilibre parfois fragile pour certains, en leur interdisant de voir leurs proches, de marcher librement etc. La majorité d'entre nous appliquons les consignes sanitaires depuis des mois mais l'on ne cesse de nous bercer de menaces de énième vague, de nous culpabiliser etc...Et le mal-être revient brutalement s'accaparer des coeurs déjà bien en souffrance...

Et par conséquent, en nous empêchant de travailler, on ôte à ces gens là également l'opportunité de se faire accompagner par toutes ces thérapies alternatives  Il ne reste à la personne qui a peur, qui ne dort plus, qui souffre dans son coeur, que l'opportunité de prendre des médicaments ou d'aller voir un psy. Et ceux qui ont fait d'autres choix pour avancer, se reconstruire, s'en sortir?

Ils n'ont plus ce choix là.

C'est pour eux que j'étais en colère. Pour mes enfants que je vois subir cette dictature de la peur et souffrir. A leur âge, je n'aurais pas supporté de vivre ainsi enfermée. On sait tous que l'enfance et l'adolescence sont des périodes cruciales de notre construction psychologique et physique....

Il faut cesser de penser que seul l'argent résout nos problèmes.

Ce sont l'amour,l'amitié, le partage, les arts et la littérature  qui nous construisent hommes. L'argent n'est et ne doit rester qu'un moyen pour subsister....

Le monde est malade. Mais nous avons le pouvoir de le guérir. Et ça commence par chacun de nous. Il nous faut nourrir notre loup blanc, élever nos vibrations au quotidien et envoyer à l'Univers tout l'Amour qu'on souhaite voir renaître dans le coeur des hommes. Il faut imaginer que la Lumière revient toujours pour chasser les Tébèbres. Si nous n'y croyons pas nous-mêmes, si nous abandonnons cette foi en un avenir meilleur, nous serons en souffrance et détruirons les possibilités que cela se produise.